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NOS
RÉALISATIONS DEPUIS 1961
NOTRE
HISTOIRE...
Dans les années 1950, plusieurs colonies britanniques obtiennent
leur indépendance. On voit se constituer l’Inde, le Pakistan,
la Birmanie et le Ghana, et d’autres pays s’apprêtent
à suivre leurs traces. Ces nations émergentes connaissaient
une pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans
de nombreux domaines; le travail volontaire à l’étranger
est né pour répondre à ce besoin.
L’Australie commence à envoyer des volontaires en Asie
au début des années 1950. Le British Voluntary Service
Overseas est fondé en 1957. Quant à la participation
du Canada, elle débute à l’Université de
Toronto en 1960, avec la création du Canadian Overseas Volunteers
(COV), et elle s’étend ensuite rapidement aux autres
universités canadiennes.
Rapidement apparaît la nécessité d’un organisme
national de coordination. CUSO voit donc le jour à Montréal,
le 6 juin 1961, lors de l’assemblée de la Conférence
nationale des universités et collèges canadiens, tenue
à l’Université McGill. Connu d’abord comme
le Canadian University Service Overseas, cet organisme à
but non lucratif envoie de jeunes volontaires canadiens travailler
à l’étranger.
Au mois d’août 1961, un premier groupe de 15 volontaires
part pour un an en Inde, à Ceylan et à Sarawak, suivi
en 1962 par un deuxième groupe de 16 volontaires. La plupart
travaillent pour des établissements d’enseignement ou
pour le gouvernement du pays hôte à titre d’enseignant.
Leur devise : « Servir et apprendre ». Leur but : aider
les nouvelles nations à devenir autonomes et à mieux
comprendre le monde.
Au départ, CUSO est financé par le secteur privé.
En 1964, l’organisme réussit à convaincre le gouvernement
canadien de faire voyager ses volontaires à bord des avions
des forces armées. L’année suivante, le gouvernement
Pearson finance CUSO pour la première fois par l’entremise
du Bureau de l’aide extérieure du ministère des
Affaires extérieures. Paul Martin senior est alors le Secrétaire
d’État des Affaires extérieures.
En 1968, l’Agence canadienne de développement international
(ACDI) est mise sur pied dans le cadre du programme de politique étrangère
du Canada. Le premier président de l’ACDI, Maurice Strong,
continue à soutenir CUSO. Le financement de base de CUSO vient
alors en grande partie de l’ACDI, le reste provenant de dons
de gouvernements provinciaux, d’entreprises, de syndicats, de
clubs, d’individus et d’autres organismes non gouvernementaux.
Au cours des années 1960, CUSO connaît une croissance
rapide, en partie parce que les demandes de l’étranger
continuent d’affluer, et aussi parce que l’ACDI, avec
son nouveau mode de financement octroie désormais l’aide
financière en fonction du nombre de volontaires envoyés
sur le terrain. En 1968, CUSO a plus de 1 000 volontaires en poste
pour une durée de deux ans, et ce dans près de 40 pays.
À la fin des années 1960, CUSO commence à se
demander si l’envoi de jeunes Canadiens outre-mer est la meilleure
façon de venir en aide aux pays du Sud. À son assemblée
générale annuelle de 1969, une résolution vise
la suppression des programmes outre-mer afin que CUSO mise plutôt
sur l’éducation et la sensibilisation du public canadien.
La résolution est rejetée, mais elle donne quand même
naissance au programme d’éducation du public de CUSO.
En 1971, le Mobile Learner Centre de CUSO traverse le Canada pour
diffuser de l’information sur le développement international
dans les bibliothèques, les écoles et les centres de
ressources. Parallèlement à cela, CUSO s’efforce
de faire modifier la politique commerciale et étrangère
canadienne.
Ces efforts pour définir ce qu’est le développement
approprié et pour préciser le rôle qu’il
doit y jouer mènent CUSO à adopter sa Chartre du développement
en 1972, et ses principes directeurs en 1973. La Chartre du développement
met l’accent sur le but de CUSO – c’est-à-dire
œuvrer à la justice mondiale, au développement
équitable et au progrès humain – et on y reconnaît
que le Canada lui-même participe parfois à l’exploitation
d’autres pays. Dans ses principes directeurs, CUSO préconise
des modifications aux politiques canadiennes de développement
et une participation accrue des groupes locaux aux programmes outre-mer.
En 1971, CUSO ajoute une autre corde à son arc : les projets.
Les écoles situées dans le Sud-Est du Biafra avaient
été détruites durant la guerre civile au Nigeria;
puisque, à l’époque, de nombreux volontaires CUSO
enseignent au Nigeria, il est logique que l’organisme s’implique
dans leur reconstruction. Pendant deux ans CUSO dirige avec succès
le projet de reconstruction des écoles de l’Est du Nigeria,
financé par l’ACDI à raison de 1 million de dollars,
faisant appel à des gens de métier locaux pour fabriquer
les pupitres, les chaises et les tableaux noirs.
CUSO et l’ACDI se rendent alors compte que le réseau
d’employés et de bureaux sur le terrain peut servir à
plus qu’à simplement placer des volontaires. CUSO crée
alors une Division des programmes à Ottawa, et en 1973 l’ACDI
finance les premières activités de projet de CUSO. En
1976, CUSO et l’ACDI financent conjointement des projets communautaires
locaux outre-mer. Depuis, CUSO est reconnu pour sa collaboration avec
les groupes communautaires locaux à la planification et à
la mise en œuvre de centaines de projets.
L’engagement accru de CUSO dans les projets entraîne l’organisme
à se décentraliser. Ottawa cesse d’être
le centre de contrôle des opérations outre-mer, au profit
des bureaux régionaux. Au milieu des années 1970 CUSO
nomme à l’étranger des employés permanents
et permet du coup aux bureaux locaux outre-mer de mieux connaître
les pays où ils intervenaient et de planifier des programmes
plus appropriés.
Le fait de privilégier les projets a aussi des répercussions
sur le genre de volontaires choisis et sur le type de travail qu’ils
effectuent. Au lieu d’envoyer des enseignants et des infirmières
tout juste sortis de l’école, CUSO commence à
envoyer des travailleurs communautaires plus âgés et
plus expérimentés travailler dans des organismes non
gouvernementaux (ONG) locaux. On les appellera désormais des
« coopérants » afin de rendre compte du principe
de coopération entre partenaires égaux. CUSO se perçoit
de moins en moins comme une agence de placement de volontaires. Il
est devenu un organisme de développement bien implanté
capable de répondre de façon appropriée aux besoins
des pays hôtes et de ses partenaires.
À la fin des années 1970, CUSO met l’accent sur
le soutien aux projets communautaires – amélioration
de la productivité des fermes locales, élaboration de
programmes d’alphabétisation des adultes, engagement
des femmes autochtones dans le développement de leur village.
CUSO devient également plus actif sur le plan politique, offrant
de l’aide humanitaire au mouvement de libération de l’Afrique
du Sud et luttant pour des changements sociaux et politiques auprès
de groupes latino-américains.
En 1979, CUSO se sépare officiellement de sa section francophone,
le Service universitaire canadien outre-mer, SUCO. En 1981, CUSO adopte
une nouvelle constitution et son personnel devient membre du Syndicat
canadien de la fonction publique. Le nom de l’organisme est
modifié afin de rendre compte de l’éloignement
graduel du milieu universitaire, passant de Canadian University Service
Overseas à simplement CUSO.
Les années 1980 sont témoin des premiers efforts de
CUSO pour tisser des liens entre les groupes, au Canada et dans les
pays du Sud, qui partagent des intérêts similaires. Les
gens avec lesquels CUSO travaille dans le Sud commencent à
lui demander ce qu’il fait pour aider leurs semblables –
cultivateurs, femmes, travailleurs, Premières nations ou les
pauvres des milieux urbains – au Canada.
CUSO commence alors à faire des liens entre les problèmes
sociaux au Canada et les problèmes de développement
outre-mer. La pauvreté, l’analphabétisme, le chômage
et la pollution que connaît le Canada ne sont pas si différents
de ceux que CUSO rencontre alors dans les pays du Sud. Les solutions
trouvées par CUSO et les organismes communautaires outre-mer
pouvaient être utiles au Canada. Il devient clair également
que l’expérience des Canadiens qui travaillent pour le
changement social au pays peutt être bénéfique
pour les pays du Sud.
CUSO ajoute donc une autre dimension à ses programmes : la
création de partenariats entre les groupes canadiens et étrangers
œuvrant pour la justice sociale. L’une des premières
expériences est lancée en 1985 et mène à
une collaboration entre le Grain Services Union de Saskatchewan et
SINITAB, le syndicat des travailleurs de la plus grande usine de transformation
de produits alimentaires du Mozambique. Depuis, les deux syndicats
travaillent pour améliorer la santé et la sécurité
des travailleurs de l’industrie alimentaire dans les deux pays.
Dans les années 1990, le rôle de réseautage de
CUSO prend de l’importance. Davantage de partenariats voient
le jour entre des individus et des organismes du Nord et du Sud.
Aujourd’hui, CUSO est toujours au premier rang du développement
international. De nouvelles approches dans l’envoi de volontaires
– placement dans le Nord de coopérants volontaires du
Sud, échanges Nord/Sud, et postes Sud/Sud – font désormais
partie des programmes de CUSO.
Au cours des 44 dernières années, CUSO est passé
du statut de simple agence de placement de volontaires à celui
de chef de file mondial dans le domaine de la coopération internationale.
Notre mission a toujours été la même : la justice
sociale à l’échelle mondiale.
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« CUSO
est le chef
de file de la coopération internationale au
Canada » |
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